Contre l’oppression, les ombres militantes tracent en lettres noires une colère partagée. Les colleureuses féministes de Bruxelles repeignent la ville de leurs revendications, transformant leur rage en slogans percutants.
Fondé en 2020, le collectif Collages Féministes Bruxelles (CFB) s’est rapidement imposé comme une force militante difficilement évitable dans les rues de la capitale. Derrière ces slogans tracés à la main, une volonté tenace : dénoncer toutes les oppressions patriarcales et plus largement sociétales, revendiquer les droits fondamentaux et occuper l’espace public trop souvent considéré comme monopolisé par les dominants. Leurs actions, menées à la tombée de la nuit, oscillent entre urgence politique et cohésion militante. Dans un climat où la parole féministe dérange toujours, le CFB fait de la rue un lieu de résistance et d’adelphité*. Loin des projecteurs, ces colleureuses* construisent une lutte ancrée dans le collectif, l’inclusion et l’intersectionnalité. Une résistance qui dérange et interroge.